30/07/2005

D'une veillée funèbre.

Minuit debout. Sur tes deux jambes, ferme. Voici les chardons, les ronces et les orties. Tu les froisses, la tête ailleurs, insensible à piques et venins. Voici les voleurs de vie, le nez collé à la vitre, l'oeil blanc. Voici les femmes à vie double qui haïssent l'amour mais qui passent et repassent dans des lits qui ne sont pas les leurs, affranchissant leurs corps chez des notaires d'alcôve, écrivant à chaque fois un nouveau testament. Minuit toujours. A genoux devant une Vierge noire encadrée de deux cierges, tu caresses les cheveux d'une jeune morte. Voici les diamants, cascadess, torrents puis rivière à l'estuaire du cou. Minuit peut-être. les sorciers hantent la maison.