14/11/2008
L'éducation à refaire des péteurs de cabine d'ascenseur.
Que dire, que penser quand notre appendice olfactif est détourné de son inclination naturelle pour les senteurs fleuries par d'infectes odeurs de fiente? Plus rien. La marée montante du dégoût. Rien ne va plus, faîtes vos jeux avant de rendre l'âme! Quel est le cuistre infâme qui pollue ainsi l'atmosphère rare, - les molécules d'oxygène précieuses de ce bocal à grenouille, de cette cabine d'ascenseur partie en chute libre vers le trente sixième dessous -, avec son méthane de bovin constipé? Le comble de l'ignominie c'est que ce crime de lèse-cabine restera impuni car tous les occupants lèvent lâchement les yeux vers le plafond afin qu'il ne vînt l'idée à personne de les désigner à la vindicte populaire.
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12/11/2008
De ce qui nous dépasse.
Beaucoup d'hommes et de femmes qui ne croient pas en Dieu ont un jour prié. D'autres exigeront une preuve de l'existence d'un être supérieur avant de lui adresser une prière. Par quoi commencer? Par la profession de foi ou par l'expérience de laboratoire? Quoi qu'il en soit, certaines personnes n'éprouveront jamais le besoin de prier parce qu'elles vivent en-deçà de toute spiritualité. Leur existence est factuelle, étroitement liée à la conquête d'avantages matériels. Le phénomène de la prière peut se passer de Dieu, c'est une affaire humaine. Rien à voir, ou si peu, avec les génuflexions et les paters appris par coeur et récités mécaniquement, sans véritable implication de ceux qui intercèdent. Ce qui prime avant tout, c'est le fait que "dans la prière nous nous élevons au-dessus de nous-mêmes ainsi que de tout ce qui nous entoure et portons nos regards dans le lointain, vers un horizon infini" (Eugène Minkowski, le temps vécu). Celui qui prie puise en lui-même pour trouver la source qui apaisera sa soif de grandeur. Il y a un mystère en chacun de nous et nous en possédons la clé: sommes-nous sur cette terre par hasard, sans avant et sans après? Cette question nous brûle. Prier, c'est croire en l'avenir, c'est admettre que les choses peuvent changer. La prière surgit souvent dans les pires moments, en présence de la mort. Il y a des circonstances où l'espoir ne suffit plus, alors nous prions pour connaître des jours meilleurs. A cet instant, le passé n'est rien, seul compte l'avenir. En priant, nous allons aussi loin qu'il est possible d'aller, nous allons "jusqu'au bout", jusqu'à la vérité ultime de ce que nous sommes vraiment.
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10/11/2008
L'impossible envol du poulet de basse-cour.
Si chacun de nos gestes, si chacun de nos mots qui comptent doit peser sur le destin de l'humanité, c'est parce que les mouvements de chaque instant ne sont faits que de morts et de résurrections. Tout homme qui vient au monde participe à cette œuvre collective et permet à ceux qui l'ont précédé d'accéder à une forme d'immortalité. Il est vain de songer à cheminer seul, de tourner le dos à ce que nous sommes vraiment : un morceau de corps céleste, de la poussière d'étoile. Pourquoi se condamner à vivre mal en attendant une mort d'abattoir? Je songe à tous ceux qui traitent avec mépris toute évocation du divin. J'ai mal pour ces amnésiques, ces trépanés qui en perdant le sentiment du divin ont aussi perdu celui de leur propre divinité. N’est-il pas consternant que ces oiseaux de basse-cour après s’être coupés les ailes s'étonnent de ne plus savoir voler ?
11:48 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : littérature, poésie, philosophie, sagesse, bonheur



