01/12/2008
Une tranche de Bacon.






Le rapprochement des extrêmes les plus extrêmes, la fusion des croyances antagonistes posent la grande question. Tel Giacometti avec ses sculptures de corps interminables et faméliques ou Francis Bacon avec ses peintures d’une humanité saisie dans ses pires moments d’inhumanité, prise en flagrant délit de dislocation, tourmentée par une horreur muette.
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28/11/2008
Des pas dans la nuit.
La nuit n'est pas une maladie honteuse que des marins ivres traînent de bistrots en bordels. En décryptant les zones de lumière de l'obscurité on y découvre des vies parallèles, des mondes jumeaux. A ceux qui dorment la nuit, à ceux qui confondent terrain vague et chantier de fouilles, je propose d'écarter les murs du réel afin d'ouvrir un couloir vers ce que nous sommes vraiment. A pas de loup, tu marches dans la neige fraîche. Sauras-tu tenir tête à la soif qui te brûle le gosier? Tu dors dans une vie où le sommeil se faisait rare. Le cri des derniers hommes t'a longtemps tenu éveillé. La fin du monde se mesure avec un pendule de Foucault dans l'accélération de la pesanteur.
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27/11/2008
Franchir le cap de désespérance.
Nous sommes tous immortels, que nous le voulions ou non. Que vaudrait une vie qui serait vécue sans cette certitude? Et puis que risquons-nous à choisir un tel principe comme socle de tous les actes que nous allons accomplir durant le reste de notre existence? Certains se battent pour gagner des médailles en chocolat, d'autres se laissent éblouir par ce qui brille mais si peu d'entre nous osent se regarder VRAIMENT dans la glace, de peur sans doute de croiser leur propre vérité, de voir leur âme surgir du blanc de leurs yeux, moins surprise de sortir ainsi, en pleine lumière, que d'être enfin devenue visible pour un propriétaire jusque là frappé de cécité. Mais quel homme ordinaire, tiré du troupeau qui se presse dans les centres commerciaux le samedi, trouvera les ressources nécessaires pour s'extraire de sa condition? A quelle élite est réservée l'élévation morale propice au jaillissement de l'illumination intellectuelle qui donne le sentiment d'immortalité? Peut-être n'est-ce que la peur de la mort, la hantise du néant ou plus prosaïquement la volonté de laisser une trace derrière soi. Mais, lorsque cette illumination éclaire votre nuit, une autre certitude vous saisit: vous ne pourrez plus considérer l'univers que vous habitez comme une mécanique froide car vous savez désormais que l'univers vous habite également, présence vivante dans laquelle votre temps individuel se perd, continuité où il n'y a plus de début ni de fin. Mais ceci est une autre histoire que je vous conterai une autre fois...
22:25 Publié dans Philosophie | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : littérature, poésie, philosophie, sagesse, bonheur



