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<title>ANGE HEURTEBISE - blog</title>
<description>notes critiques et manuel de savoir-vivre</description>
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<lastBuildDate>Sun, 13 Dec 2009 17:10:38 +0100</lastBuildDate>
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<title>De ceux qui ne dorment que d'un oeil.</title>
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<author>noreply@hautetfort.com (Bernard DESON)</author>
<category>Blog</category>
<pubDate>Sun, 13 Dec 2009 17:10:38 +0100</pubDate>
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&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://angeheurtebise.hautetfort.com/media/00/01/1393342857.jpeg&quot; id=&quot;media-2160235&quot; alt=&quot;Serie-noire-6-zoom.jpeg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt;J'aime que le froid vienne secouer le cocon fragile de mon endormissement. La nuit, enveloppé dans une fine couverture sur le canapé du salon, je m'endors bercé par la flamme vacillante de la dernière bûche qui se consume dans la cheminée. Mes rêves vont et viennent au gré de la température de la pièce qui se refroidit au fil des minutes. La pensée s'aiguise ainsi, entrecoupée de courtes phases de sommeil, jusqu'à que chaque problème posé ait trouvé une solution. Même si cette course grelottante derrière le sommeil pourrait finir par être épuisante, je ne m'en réveille pas moins l'esprit clair et l'intelligence disponible. Ce régime spartiate possède quelques similitudes avec la pratique chère aux moines cisterciens qui consiste à somnoler assis sur une chaise et une cuillère à la main. Dès que le cénobite s'endort, même pour une fraction de seconde, la cuillère tombe à terre et le réveille.&lt;/p&gt;
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<title>Les déplorables travers des vieux beaux.</title>
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<author>noreply@hautetfort.com (Bernard DESON)</author>
<category>Blog</category>
<pubDate>Wed, 17 Dec 2008 16:59:20 +0100</pubDate>
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&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: x-small;&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://angeheurtebise.hautetfort.com/media/02/01/2033478706.JPG&quot; alt=&quot;017.JPG&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; id=&quot;media-1461228&quot; name=&quot;media-1461228&quot; /&gt;Erreurs de jeunesse puis&amp;nbsp;fautes de vieillesse, il est navrant de constater que les mâles se déplacent en troupeau et reproduisent à l'identique les mêmes errances. A l'approche du demi-siècle, ils abandonnent au bord de l'autoroute la compagne fidèle dont le seul crime est d'avoir perdu&amp;nbsp; sa fraîcheur juvénile. Certes, beaucoup d’hommes ont la chance de paraître plus jeunes que les femmes du même âge&amp;nbsp;:&amp;nbsp; Sacha Distel à soixante-dix ans en faisait à peine cinquante. Si la chirurgie esthétique a permis de gommer quelque peu cette injustice biologique, c'est dans la tête des hommes mûrs que frappe le démon de midi. En&amp;nbsp; buvant l'élixir de jeunesse, le quinquagénaire plus ou moins fringant croit gagner sa course contre le temps qui passe en vendant son âme à une jeune &amp;nbsp;et jolie diablesse. Mais, même à court terme, après l'euphorie de la nouveauté, la très jeune femme et le presque vieil homme ont-ils des choses à partager? Quelle complicité peut-elle se développer entre un chirurgien-dentiste breton de cinquante ans et une camerounaise de vingt-deux ans rencontrée grâce&amp;nbsp; à internet? Ont-ils les mêmes passions, écoutent-ils la même musique, lisent-ils les mêmes livres? Le sexe se passe de mots et les délices de la conversation post-coïtale sont souvent remplacés par un DVD ou une émission de télé-réalité. Ainsi, après avoir usé et abusé des pilules bleues, &amp;nbsp;payé un détective pour suivre sa jeune conquête, fait un infarctus ou deux et&amp;nbsp; dépensé les économies qui devaient améliorer sa retraite, le quinquagénaire fait profil bas et se lance à la recherche d’une «&amp;nbsp;femme veuve ou divorcée, la soixantaine, partageant la même passion pour les voyages, la lecture et la musique classique ou le jazz&amp;nbsp;». Avoir le même âge et une vie commune derrière soi multiplie les chances de durer. Pourquoi se quitter sans avoir tout essayé&amp;nbsp;? Changer de vie cela peut être aussi se donner une nouvelle chance avec la même personne.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; 
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<title>Taire à terre.</title>
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<author>noreply@hautetfort.com (Bernard DESON)</author>
<category>Blog</category>
<pubDate>Fri, 12 Dec 2008 14:54:26 +0100</pubDate>
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&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://angeheurtebise.hautetfort.com/media/02/02/798093122.jpg&quot; alt=&quot;blizzard2003.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; id=&quot;media-1450278&quot; /&gt;Se taire, trop léger pour rester à terre, déjà gagné à la cause des étoîles, prêt à tout pour l'accomplissement d'une autre enfance hors du royaume des vivants. Se déterrer, remonter à la surface des choses, soulever la pierre tombale. Se soustraire au vol des corbeaux pour s'envoler avec les grues cendrées.&lt;/p&gt; 
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<title>La soif donne de la profondeur au désert.</title>
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<author>noreply@hautetfort.com (Bernard DESON)</author>
<category>Blog</category>
<pubDate>Wed, 10 Dec 2008 22:40:00 +0100</pubDate>
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&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://angeheurtebise.hautetfort.com/media/02/00/578438407.jpg&quot; alt=&quot;youg.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; id=&quot;media-1447241&quot; /&gt;La&amp;nbsp;glèbe dont nous sommes pétris est impérissable,&amp;nbsp;aucun cataclysme&amp;nbsp;ne saurait la détruire. Qu'en est-il alors de l'esprit qui l'habite et qui fait partie intégrante de la matière, ne&amp;nbsp;pourrait-il demeurer avec la même constance? Il n'est pas de cadran solaire hormis la mesure du temps par nos fonctions vitales.&amp;nbsp; C'est ainsi que la soif donne de la profondeur au désert, que l'effroi donne de la hauteur à la nuit et que la faim creuse des tranchées dans la boue. Qui de nous peut se dire propriétaire de son corps s'il ne l'est pas&amp;nbsp; des heures de sa vie, ces hardes sans valeur&amp;nbsp;jouées aux dés par les voleurs de feu? Dieu et dieux font cartes. Il y en&amp;nbsp; en soi une fringale de s'aventurer sur un champ de mines pour faire reculer les limites des interdits. Il n'est pas d'issue hormis la marge. Qui de nous a réussi à conserver suffisamment de forces pour vomir les codes mals digérés qui nous condamnent à mourir sous la torture lente de mille supplices? Chevalier parti en quête du Graal, si le visage te fait mal tel quel, demande un heaume pour t'y lover.&lt;/p&gt; 
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<title>A ceux qui n'arrivent plus à franchir le pas.</title>
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<author>noreply@hautetfort.com (Bernard DESON)</author>
<category>Blog</category>
<pubDate>Sun, 07 Dec 2008 23:21:00 +0100</pubDate>
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&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;img name=&quot;media-1440686&quot; src=&quot;http://angeheurtebise.hautetfort.com/media/01/01/411824094.jpeg&quot; alt=&quot;patrick-modiano-livret-famille-L-1.jpeg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; id=&quot;media-1440686&quot; /&gt;J'observe mes compagnons d'infortune qui arpentent nerveusement les trottoirs de la ville. Ils ont presque tous en commun un visage inexpressif et un regard proche de l'hébétude. Aux mêmes heures du jour et de la nuit qui tombe tôt en cette saison, je les retrouve affairés à se rendre qui à l'école pour se débarrasser d'enfants illégitimes&amp;nbsp;qui à l'usine pour boucher les trous de son compte en banque&amp;nbsp;qui à son bureau pour faire de la figuration dans un mauvais film&amp;nbsp;mais tous comme en état de choc, happés par une réalité ne laissant aucune place ni au rêve ni à l'imagination ni au hasard. Pas plus éveillé qu'eux, je tente d'échapper au sort jeté par une fée malveillante en m'asseyant à une table de Café. En tournant ma cuillère dans la tasse je pose l'équation dans mon carnet à spirale:&amp;nbsp; &lt;em&gt;L'être humain est-il capable de se soustraire à la sensation de ses cinq sens physiques et à&amp;nbsp;l'asservissement neurologique au monde extérieur? Que faire pour&amp;nbsp;se libérer durablement de l'état d'hypnose dans lequel nous plonge&amp;nbsp;une vaine&amp;nbsp;fascination pour des décors en carton-pâte?&lt;/em&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; 
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<title>L'art de bien rentrer dans la peau du personnage.</title>
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<author>noreply@hautetfort.com (Bernard DESON)</author>
<category>Blog</category>
<pubDate>Sat, 06 Dec 2008 00:18:38 +0100</pubDate>
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&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://angeheurtebise.hautetfort.com/media/01/00/1234045349.jpg&quot; alt=&quot;domicile-conjugal.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; id=&quot;media-1436975&quot; /&gt;Il est bon de prendre le temps de faire l'inventaire des personnages que nous substituons à l'être que nous sommes vraiment. Ce n'est un secret pour personne que l'apprentissage du monde est avant tout celui des rôles de composition adaptés à&amp;nbsp;chaque situation de notre existence. D'ailleurs, c'est&amp;nbsp;seulement lorsque&amp;nbsp;nous nous trouvons face à des circonstances inhabituelles et donc dans l'incapacité de choisir la bonne réplique dans notre répertoire que pour un bref instant nous devenons nous-mêmes. Si nous rechignons à faire cet état des lieux, ce travail sur soi, c'est parce qu'il nous obligerait à tomber le masque et à paraître nu face à notre propre regard. Accepter de se voir tel que l'on est&amp;nbsp; demande du courage car le danger est&amp;nbsp; réel : en effet, l'inconnu qui se dissimule derrière&amp;nbsp; ces paravents en vaut-il vraiment la&amp;nbsp; peine? L'homme qui n'a plus de rêves, plus de projets, plus d'illusions ne tarde pas à se laisser mourir. L'absence de perspective tue plus sûrement qu'une balle de révolver. Ce n'est pas pour rien que chaque fois que nous nous sentons menacés, notre premier réflexe consiste à revenir à notre répertoire. Il y a le &quot;moi&quot; du bureau différent du &quot;moi&quot; en famille, lui-même différent du &quot;moi&quot; connu par les amis. Cette manière d'être hors de soi fait que même lorsque nous nous retrouvons seul, &amp;nbsp;il arrive que nous continuions à jouer un rôle afin de ne pas avoir à affronter certaines réalités dérangeantes. Le prix à payer pour vivre en paix avec soi-même&amp;nbsp; ressemble bel et bien à un &quot;Munich&quot; de la conscience.&lt;/p&gt; 
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<title>Des pas dans la nuit.</title>
<link>http://angeheurtebise.hautetfort.com/archive/2008/11/28/des-pas-dans-la-nuit.html</link>
<author>noreply@hautetfort.com (Bernard DESON)</author>
<category>Blog</category>
<pubDate>Fri, 28 Nov 2008 21:43:01 +0100</pubDate>
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&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://angeheurtebise.hautetfort.com/media/01/00/403303454.jpg&quot; alt=&quot;30svx9t.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; id=&quot;media-1423002&quot; /&gt;La nuit n'est pas une maladie honteuse que des marins ivres traînent de bistrots en bordels. En décryptant les zones de lumière de l'obscurité on y découvre des vies parallèles, des mondes jumeaux. A ceux qui dorment la nuit, à ceux qui confondent terrain vague et chantier de fouilles, &amp;nbsp;je propose d'écarter les murs du réel afin d'ouvrir un couloir vers ce que nous sommes vraiment. A pas de loup, tu marches dans la neige fraîche. Sauras-tu tenir tête à la soif qui te brûle le gosier? Tu dors dans une vie où le sommeil se faisait rare. Le cri des derniers hommes t'a longtemps tenu éveillé. La fin du monde se mesure avec un pendule de Foucault dans l'accélération de la pesanteur.&lt;/p&gt; 
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<title>Une vie en carton-pâte.</title>
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<author>noreply@hautetfort.com (Bernard DESON)</author>
<category>Blog</category>
<pubDate>Sat, 15 Nov 2008 13:11:23 +0100</pubDate>
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&lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8.5pt; color: #000000; font-family: Verdana;&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://angeheurtebise.hautetfort.com/media/02/01/1129272367.jpg&quot; alt=&quot;salar-sel.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; id=&quot;media-1395912&quot; /&gt;Ami, prend garde! S'il te faut écarquiller les yeux pour rester éveillé, si la mesquinerie d'une vie sans éclat menace de t'ensevelir sous une montagne d'immondices, sache que c'est à l'instant même&amp;nbsp;où l'avenir cessera de te brûler les tripes que se joueront les quelques années qu'il te reste à vivre. Tiens-toi aux aguets, en équilibre sur un fil de funambule, laisse la peur du vide à ceux qui n'ont pas d'autre choix que de sombrer dans l'œil noir du néant sans s'être battu ni même débattu, corps sans âmes, silhouettes de&amp;nbsp; carton-pâte posées dans un décor de Cineccita. Il faut libérer le fauve qui croupit en toi, prédateur d'opérette nourri aux saucisses&amp;nbsp;de Strasbourg, roi déchu au pelage élimé qui passe ses jours dans la stupeur et ses nuits dans l'ennui.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; 
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<title>L'éducation à refaire des péteurs de cabine d'ascenseur.</title>
<link>http://angeheurtebise.hautetfort.com/archive/2008/11/14/l-art-de-bien-peter-la-ou-il-faut.html</link>
<author>noreply@hautetfort.com (Bernard DESON)</author>
<category>Blog</category>
<pubDate>Fri, 14 Nov 2008 10:54:00 +0100</pubDate>
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&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://angeheurtebise.hautetfort.com/media/01/02/1432284673.jpeg&quot; alt=&quot;ascenseur1.jpeg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; id=&quot;media-1393973&quot; /&gt;Que dire, que penser quand notre appendice olfactif est détourné de son&amp;nbsp;inclination&amp;nbsp;&amp;nbsp;naturelle pour les senteurs fleuries par d'infectes odeurs de fiente? Plus rien.&amp;nbsp; La marée montante du dégoût. Rien ne va plus, faîtes vos jeux avant de rendre l'âme! Quel est&amp;nbsp;le cuistre infâme qui pollue ainsi l'atmosphère rare, - les molécules d'oxygène précieuses de ce bocal à grenouille, de cette cabine&amp;nbsp;&amp;nbsp;d'ascenseur partie en chute libre vers le trente sixième dessous -,&amp;nbsp;avec son méthane de bovin constipé? Le comble de l'ignominie c'est que ce crime de lèse-cabine restera impuni car tous les occupants lèvent lâchement les yeux vers le plafond afin qu'il ne vînt&amp;nbsp; l'idée à personne de les désigner à la vindicte populaire.&lt;/p&gt; 
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<title>L'impossible envol du poulet de basse-cour.</title>
<link>http://angeheurtebise.hautetfort.com/archive/2008/11/10/l-impossible-envol-du-poulet-de-basse-cour.html</link>
<author>noreply@hautetfort.com (Bernard DESON)</author>
<category>Blog</category>
<pubDate>Mon, 10 Nov 2008 11:48:11 +0100</pubDate>
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&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: xx-small;&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://angeheurtebise.hautetfort.com/media/02/00/2132935893.jpg&quot; alt=&quot;Anima-Peluche-poule-5034.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; id=&quot;media-1385188&quot; /&gt;Si chacun de nos gestes, si chacun de nos mots qui comptent doit peser sur le destin de l'humanité, c'est parce que &lt;em&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;les mouvements de chaque instant ne sont faits que de morts et de résurrections.&lt;/span&gt;&lt;/em&gt; Tout homme qui vient au monde participe à cette œuvre collective et permet à&amp;nbsp;&amp;nbsp; ceux qui l'ont précédé&amp;nbsp; d'accéder à une forme d'immortalité. Il est vain de songer à cheminer seul, de tourner le dos à ce que nous sommes vraiment&amp;nbsp;: &lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;un morceau de corps céleste, de la poussière d'étoile.&amp;nbsp; Pourquoi se condamner à vivre mal en attendant une mort d'abattoir?&amp;nbsp; Je &lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;songe à tous ceux qui traitent avec mépris toute évocation du divin. J'ai mal pour ces amnésiques, ces trépanés qui en perdant le sentiment du divin&amp;nbsp; ont aussi perdu celui &amp;nbsp;de leur propre divinité. N’est-il pas consternant que ces oiseaux de basse-cour après s’être &lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;coupés les ailes s'étonnent de ne plus savoir voler&amp;nbsp;?&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; 
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