17/12/2008

Les déplorables travers des vieux beaux.

017.JPGErreurs de jeunesse puis fautes de vieillesse, il est navrant de constater que les mâles se déplacent en troupeau et reproduisent à l'identique les mêmes errances. A l'approche du demi-siècle, ils abandonnent au bord de l'autoroute la compagne fidèle dont le seul crime est d'avoir perdu  sa fraîcheur juvénile. Certes, beaucoup d’hommes ont la chance de paraître plus jeunes que les femmes du même âge :  Sacha Distel à soixante-dix ans en faisait à peine cinquante. Si la chirurgie esthétique a permis de gommer quelque peu cette injustice biologique, c'est dans la tête des hommes mûrs que frappe le démon de midi. En  buvant l'élixir de jeunesse, le quinquagénaire plus ou moins fringant croit gagner sa course contre le temps qui passe en vendant son âme à une jeune  et jolie diablesse. Mais, même à court terme, après l'euphorie de la nouveauté, la très jeune femme et le presque vieil homme ont-ils des choses à partager? Quelle complicité peut-elle se développer entre un chirurgien-dentiste breton de cinquante ans et une camerounaise de vingt-deux ans rencontrée grâce  à internet? Ont-ils les mêmes passions, écoutent-ils la même musique, lisent-ils les mêmes livres? Le sexe se passe de mots et les délices de la conversation post-coïtale sont souvent remplacés par un DVD ou une émission de télé-réalité. Ainsi, après avoir usé et abusé des pilules bleues,  payé un détective pour suivre sa jeune conquête, fait un infarctus ou deux et  dépensé les économies qui devaient améliorer sa retraite, le quinquagénaire fait profil bas et se lance à la recherche d’une « femme veuve ou divorcée, la soixantaine, partageant la même passion pour les voyages, la lecture et la musique classique ou le jazz ». Avoir le même âge et une vie commune derrière soi multiplie les chances de durer. Pourquoi se quitter sans avoir tout essayé ? Changer de vie cela peut être aussi se donner une nouvelle chance avec la même personne.

 

Commentaires

la réalité que vous décrivez n'est pas tout à fait exacte; en fait, les choses se présentent de cette manière:

- 85% des divorces (et des séparations) sont demandés par les femmes, qui se séparent des hommes qu'ELLES ont choisis (pas de couplet neu-neu romantico etc, le privilège du choix est toujours celui de la dame, remember françois 1er) et qui leur ont apporté ce qu'ELLES souhaitaient.

nb: n'allez pas croire que les mâles de maintenant sont moins bien que vous, ou moins bien que les générations d'hier et avant-hier, ce sont les mêmes: homo sapiens sapiens n'a pas évolué d'un iota depuis son apparition (cf anthropologie)

Ecrit par : gmc | 17/12/2008

Vous avez raison, malgré certaines apparences trompeuses c'est la femme qui choisi: d'être à vous, d'être avec vous et puis de se passer de vous. Depuis la nuit des temps, l'homme est par nature (et par instinct) polygame. Il a pour vocation et pour rôle de répandre sa semence à tous vents et d'inséminer un maximum de sujets femelles. Les lois de la communauté humaine ont voulu codifier de nouvelles règles mais rien n'y fait, ils se laissent aller à leur mission. Les femmes sont plutôt monogames mais si leur mâle "dominant" ne remplit plus son rôle, elles en changent.

Ecrit par : Bernard Deson | 18/12/2008

apparences... les femmes sont juste plus conscientes de leurs intérêts, rien de plus. elles ne sont ni plus ni moins polygame que les hommes.
il faudrait pour être juste séparer la notion même d'adultère du passage à l'acte sexuel: où commence l'adultère? en pensée et, à ce stade, la fidélité n'est qu'un voeu pieux, rien d'autre.

Ecrit par : gmc | 18/12/2008

C'est Arnolphe et Agnès !

Ecrit par : unevilleunpoeme | 20/01/2009

Ecrire un commentaire