10/12/2008

La soif donne de la profondeur au désert.

youg.jpgLa glèbe dont nous sommes pétris est impérissable, aucun cataclysme ne saurait la détruire. Qu'en est-il alors de l'esprit qui l'habite et qui fait partie intégrante de la matière, ne pourrait-il demeurer avec la même constance? Il n'est pas de cadran solaire hormis la mesure du temps par nos fonctions vitales.  C'est ainsi que la soif donne de la profondeur au désert, que l'effroi donne de la hauteur à la nuit et que la faim creuse des tranchées dans la boue. Qui de nous peut se dire propriétaire de son corps s'il ne l'est pas  des heures de sa vie, ces hardes sans valeur jouées aux dés par les voleurs de feu? Dieu et dieux font cartes. Il y en  en soi une fringale de s'aventurer sur un champ de mines pour faire reculer les limites des interdits. Il n'est pas d'issue hormis la marge. Qui de nous a réussi à conserver suffisamment de forces pour vomir les codes mals digérés qui nous condamnent à mourir sous la torture lente de mille supplices? Chevalier parti en quête du Graal, si le visage te fait mal tel quel, demande un heaume pour t'y lover.

Commentaires

"je suis ce corps" est une affirmation - non fondée - très intéressante pour qui va jusqu'au bout de sa remise en question.

Ecrit par : gmc | 15/12/2008

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