03/10/2008

De ceux qui voulurent approcher trop près du soleil.

Icare vivait seul avec son père dans le labyrinthe de l’Ile de Minos. Pour unique mobilier ils avaient deux chaises en bois, un réchaud à gaz, une table couverte de vieux journaux et une paire d’ailes accrochée au mur. A chaque lever de soleil, après s’être aspergé le visage d’eau glacée, Icare se frottait le corps avec une poignée d’orties blanches. Dédale, son père, lui avait appris qu’un oiseau, ce n’est ni plus, ni moins que jabot, gésier, bec et griffes assemblées en héron, caille ou épervier. Fasciné par le vol des mouettes qui tournaient sans relâche au-dessus du labyrinthe, Icare oublia un instant les conseils de prudence de son père. Il décrocha les ailes, les fixa à ses épaules avec de la cire d’abeille, se laissa aspirer par un courant d’air, gagna en quelques battements la surface d’une mer de nuages. Ce qu’il advint ? Nous le savons tous, hélas !

Les commentaires sont fermés.