22/09/2008

La mort de Jean-Luc B., suicide ou meurtre?

1434376ze1.jpgIl reste un dernier tabou  hérité de mai 68  à lever : le poids excessif donné à la parole de l’enfant.  La mort d’un enseignant à la suite de sa garde à vue   pour un coup de poing donné à l’un de ses élèves qui l’avait insulté laisse flotter un réel malaise. Le geste reproché n’a pas eu de témoin. Il s’agissait  de la parole d’un adulte contre la parole d’un enfant. Dans ce contexte, la balance penche presque toujours  du côté de l’enfant. Principe de précaution et consignes du Parquet obligent. De plus,  la justice a pris l’habitude d’employer les grands moyens même si, dans le cas de Jean-Luc B.,  le coup porté était sans gravité aucune. La réalité du geste importe peu car un tel incident aurait du se terminer dans le bureau du principal où chacun aurait fait amende honorable.  Pour se dédouaner, certains murmurent que Jean-Luc B. avait des difficultés familiales, d’autres qu'il était déprimé depuis la séparation récente d’avec sa compagne.  La seule question à se poser est la suivante : Jean-Luc B. se serait-il suicidé s’il ne s’était pas senti victime d’une nouvelle injustice? Je laisse à chacun le soin d’apprécier.  Le père de Maxime comme le juge d’instruction et  comme le policier qui a mené l’interrogatoire ont été victimes  du même aveuglement  qui consiste  à prendre pour argent comptant ce  que  dit l’enfant. Et comme nos chères têtes blondes ne sont pas sans ignorer le pouvoir de destruction extraordinaire qu’elles détiennent,  elles en usent à la première occasion. Les leçons  d’Outreau n’ont pas été tirées. Combien d'assistantes sociales retirent trop hâtivement des enfants aux familles dites « en difficulté », combien de juges  maintiennent en détention provisoire plusieurs années des  pauvres types qu‘un faisceau de présomptions et une méchante rumeur accusent ?  Que mon discours ne trompe personne : il existe bel et bien des mères indignes, des pervers dangereux et des éducateurs violents.  Notons que la peine de mort (physique ou sociale) a bel et bien été rétablie pour ceux qui travaillent au contact des enfants. Des métiers à haut risque qui  dans les années qui viennent ne devraient pas susciter beaucoup de vocations. 

 

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