29/07/2008
Des bons samaritains et de leurs méfaits restés impunis.
Non, bien sûr, ce n'était pas le diable, ni l'un de ses sbires [d’ailleurs occupés à attiser l'incendie de Rome], ni un quelconque saint du calendrier, pas même un prêtre pédophile en rupture de ban. Non, tu venais seulement de comprendre que le temps où l'on pouvait attendre de la pitié de la part de Dieu était révolu. Ainsi, en effleurant la surface de l'âme d'une main distraite tu verras que l'eau limpide des sentiments se trouble à peine, un léger tremblement et puis plus rien... La pitié rend les hommes féroces car celui qui donne se retrouve contre sa volonté enchaîné à celui qui reçoit. Alors, en énonçant les trois péchés les moins pardonnables, à voler et à tuer il faudra adjoindre donner. Si le pillage et le meurtre sont considérés comme les activités humaines les plus condamnables, qu’en est-il de la charité ? Le voleur, l’assassin et le mécène sont tous les trois des individus peu recommandables. Et si nous devions distinguer la plus infâme de ces canailles, le mécène obtiendrait sans conteste la palme pour son hypocrisie et son cynisme. Aussi, ami, écoute mon conseil : si tu sens monter en toi le besoin de donner, écarte-toi vite, passe à côté en regardant droit devant. Il faut changer la donne : contrairement à ce que disent les policiers, ni le voleur, ni l’assassin ne reviennent jamais sur les lieux de leur forfait, le bon samaritain si.
17:47 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : littérature, philosophie, journal intime, humeur, blog, vive la vie, poésie




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