28/07/2008

Des mauvaises rencontres faites sur le chemin de la sainteté.

PICT0023.JPGNuit sans rêves. Trois jours que je me suis retranché derrière mon oreiller de plumes ! Je vais prendre de l’aspirine et des tisanes. Je m’entête dans mes erreurs, pour ne pas me démentir, par gageure. J’y vois une représentation de l’instinct de mort, du besoin irrationnel de se faire du mal. Dans l’inventaire inachevé de nos pulsions, il reste des régions inexplorées. Il y a dans chacun de nous une face obscure. Elle se manifeste par un plus ou moins grand désintérêt pour soi-même qui conduit certains à la sainteté, d’autres au suicide. La soif d’existence contient la soif de destruction.Nous nous réveillons parfois avec d’étranges dispositions. Une forme de désespoir très sophistiquée qui nous rend accessible au commun des immortels. Une fragilité extrême qui invite chacun à nous prendre avec précaution. Et c’est ainsi, saisi par le doute, incertain, intensément présent que je suis à cette heure et dans ce lieu. Les forces surhumaines sont celles qui aident à s’élever jusqu’à ce que l’on sera un jour. Certains se satisferont de ne pas sombrer dans l’œil noir du néant, occupant leurs jours à esquiver les coups. Le premier qui les atteindra leur arrachera la moitié du visage. Ceux-là se retrouveront face-à-face avec leur peur. Peur de la nuit, peur du feu, peur de l’autre. Rien à faire, chaque geste nous éloigne au lieu de nous rapprocher de ce que nous sommes.

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