20/07/2008

Des écrits vains emportés sans un cri par le vent.

rue.jpgL’écriture romanesque relève de la caisse enregistreuse, mais du modèle qui ne rend jamais la monnaie sur les grosses coupures. Je n’écris jamais assis à mon bureau mais plutôt allongé à la romaine sur un canapé ou sur mon lit, le dos calé par un oreiller. En guise de pupitre, j’utilise mes genoux. Cette posture ne me provoque ni ankylose ni engourdissement. Je suis moi-même étonné de la vitesse à laquelle je parviens à écrire dans cette position. J’utilise un stylo à plume « Nil Noir ». J’adore sa forme de havane demi-tasse, ses contours galbés et surtout sa plume souple et précise. L’instrument prolonge ma main à la perfection. Il ne freine jamais mon rythme d’écriture et mes mots peuvent glisser librement sur la page sans craindre de faux-pas.

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