19/07/2008
De la fin et du commencement de toute chose.
Notre ciel, nous l'avons détruit, malgré l'humilité des pluies. Nous l'avons, ondée après ondée, vidé de ses silences précipités. Dans ces abîmes bleutés, ces idées d'éternité qui contiennent à la fois la fin et le commencement de toute chose, chaque jour possède le goût acide des vies inachevées. Nos terrains vagues, un peu de vert les désigne aux passants ordinaires, chaleur familière d'un corps aimé blottie contre le mirage d'un homme en fuite. Demeurer ici, dans le tumulte des jours de tempête, sourd aux chants des plages ensoleillées. L'espace a perdu ses apesanteurs et du même coup la réalité de ses frontières. Ce qui ne peut pas être mesuré perd pied. L'enfer loge dans la différence entre un gouffre profond et un puits sans fond.
13:07 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : littérature, journal intime, spiritualité, philosophie, réflexion, vive la vie




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