« De nos chers disparus qui se demandent pourquoi nous ne leur parlons plus. | Page d'accueil | Des beaux arts considérés comme un assassinat. »
06/04/2008
De ceux qui perdent pied sans perdre la tête.
J'ose affirmer que la mort est un réveil en sursaut d'une nuit plus ou moins courte car la durée de ce sommeil réparateur varie selon les êtres. Le spectacle de l'écheveau d'une vie qui se désembobine est souvent l'occasion d'éprouver une foule de sentiments contradictoires. Tout d'abord un sentiment d'impuissance puisqu'après avoir tenté de résister à une force supérieure, il a bien fallu se rendre à l'évidence et cesser toute lutte. Puis, un sentiment d'injustice: pourquoi moi et pourquoi maintenant alors qu'aucun signe annonciateur n'aurait pu laisser supposer que la catastrophe était si proche. Enfin, et c'est peut-être le plus étrange, un profond soulagement de ne plus avoir à porter le monde sur ses épaules, d'être autorisé à lâcher prise. Alors, les coups reçus ne font plus mal et il devient enfin possible de pleurer sans honte.
14:32 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : littérature, philosophie, journal intime




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