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10/12/2007
Du cap de désespérance et de ceux qui le franchissent plein d'espoir.
Nous sommes tous immortels, que nous le voulions ou non. Que vaudrait une vie qui serait vécue sans cette certitude? Et puis que risquons-nous à choisir un tel principe comme socle de tous les actes que nous allons accomplir durant le reste de notre existence? Certains se battent pour gagner des médailles en chocolat, d'autres se laissent éblouir par ce qui brille mais si peu d'entre nous osent se regarder VRAIMENT dans la glace, de peur sans doute de croiser leur propre vérité, de voir leur âme surgir du blanc de leurs yeux, moins surprise de sortir ainsi, en pleine lumière, que d'être enfin devenue visible pour un propriétaire jusque là frappé de cécité. Mais quel homme ordinaire, tiré du troupeau qui se presse dans les centres commerciaux le samedi, trouvera les ressources nécessaires pour s'extraire de sa condition? A quelle élite est réservée l'élévation morale propice au jaillissement de l'illumination intellectuelle qui donne le sentiment d'immortalité? Peut-être n'est-ce que la peur de la mort, la hantise du néant ou plus prosaïquement la volonté de laisser une trace derrière soi. Mais, lorsque cette illumination éclaire votre nuit, une autre certitude vous saisit: vous ne pourrez plus considérer l'univers que vous habitez comme une mécanique froide car vous savez désormais que l'univers vous habite également, présence vivante dans laquelle votre temps individuel se perd, continuité où il n'y a plus de début ni de fin. Mais ceci est une autre histoire que je vous conterai une autre fois...
22:50 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : philosophie, journal intime, poésie, vive la vie




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