01/11/2007
De ce dont on se souvient lorsqu'on a tout oublié.
Si vous pouviez passer une nuit dans le parfait bonheur mais que par la suite, vous deviez en perdre tout souvenir, tenteriez-vous l'expérience? Sinon, pourquoi? (extrait du Livre des questions de Gregory Stock)
Pourquoi pas car, même si l'esprit ne se souvient plus, le corps garde en mémoire l'empreinte de ce qui nous a fait du bien: un frisson incontrôlable, une émotion qui monte dans la gorge, voilà les stigmates d'instants de parfait bonheur dont nous ne retrouverons jamais la cause dans notre mémoire temporelle.
Quelle est la plus grande réalisation de votre vie? (Id.)
C'est dans le domaine des mots que ce que j'ai créé pourrait le plus se rapprocher d'une oeuvre. Mais mon dilettantisme chronique me fait douter de la démarche elle-même qui me pousse à écrire depuis mon plus jeune âge: j'avais douze ans lorsque j'ai rédigé ma première nouvelle, trois pages écrites d'un seul jet presque sans ratures. Mais quelle importance accorder à des phrases mises bout à bout sans but véritable? Il est difficile d'avoir soi-même assez de recul pour hiérarchiser ses actes pour en extraire les plus significatifs et les mettre en exergue.
22:20 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : littérature, philosophie, spiritualité, poésie, vive la vie, blog, journal intime



